DIY #1 – Ecolo et maniaque : faire ses produits ménagers et ses éponges

Hello hello, 

Premier article DIY par ici avec un thème que j’adore : le ménage ! Beaucoup le savent, je suis plutôt maniaque. J’aime que mon intérieur soit bien rangé et propre et j’adore lire sur le sujet du rangement (#passioncheloue je reconnais). 

⊗ Les produits ménagers : contenants et contenus polluants. 

Il y a plusieurs mois, j’ai réalisé que les produits ménagers étaient à plus d’un titre un potentiel désastre environnemental. Déjà, du fait des emballages : les flacons de nettoyants ménagers se présentent souvent sous la forme de pistolet en plastique. On imagine donc aisément la pollution (matières, solvants, eau, énergie, et j’en passe) nécessaire pour les produire, et les jeter à chaque fois m’agaçait de plus en plus. M’est apparue aussi la question de la composition de ces produits, d’une part pour l’environnement puisque ces produits finissent souvent dans les tuyaux (éviers, lavabos, évacuation de la douche ou chasse d’eau) mais aussi pour moi. Avoir le tournis en débouchant certains de mes produits soit-disant super efficaces ne me semblait pas vraiment sain. 

Je ne suis pas la seule à m’être penchée sur la question… et les résultats ne sont pas très rassurants. Un étude de mars 2018 réalisée par 60 millions de consommateurs a en effet révélé que 46 nettoyants ménagers présentaient un risque de « pollution majeure de l’air intérieur« . Ces produits contiennent des composés organiques volatiles responsables d’irritations et d’allergies. De même, la revue américaine de pneumologie a montré que les femmes (toujours les mêmes) utilisant régulièrement des détergents pour nettoyer leur intérieur connaissent une importante diminution de leurs capacités respiratoires à long terme. Cette diminution est comparée à celle d’un fumeur régulier, consommant environ un paquet par jour pendant vingt ans. D’autres études pointent aussi du doigt les risques pour les yeux ou même les reins de ces détergents. Sans oublier évidemment la pollution de l’eau et les risques que cela fait peser sur la faune et la flore aquatique. En Europe de l’Ouest, la pollution ponctuelle par les phosphates est ainsi estimée à 2,3 grammes par habitant et par jour pour les détergents.

⊗ Faire soi-même ses produits ménagers : une solution saine et économique.

Je me suis donc mise progressivement à fabriquer mes produits ménagers. Aujourd’hui, je n’ai plus que 4 ingrédients de base et 2 pistolets récupérés de précédents achats que je re-remplis tous les 4 mois environ. Au niveau financier, c’est aussi bien plus économique. Les produits ménagers sont en effet assez chers en magasins, notamment les nouveaux arrivants plus green qui revendiquent une fabrication française ou une composition naturelle et/ou biologique. A présent je n’achète que du vinaigre blanc, du bicarbonate de soude, du savon noir et des huiles essentielles. Autant dire que ces sont des matières premières à très très bas coût.

Voici donc mes recettes. Petite précision avant cela : sur beaucoup de sites internet, vous pourrez voir dans les recettes proposées que le vinaigre blanc et le bicarbonate de soude sont fréquemment mélangés. Ce sont en effet deux produits à l’action dégraissante, désinfectante ou encore détartrante mais les mélanger dans un même produit est pourtant contre-productif. Le vinaigre blanc a en effet un ph acide et le bicarbonate de soude un ph basique (coucou les cours de physique lointains), les associer rend donc la solution créée neutre. Ils annulent ainsi mutuellement leurs effets ! Cependant, mettre ces deux substances en contact produit une réaction chimique : ça mousse. En effet, se crée de l’acide carbonique dégageant du CO2 à l’origine de l’émulsion visible. Cela peut donc être bénéfique d’utiliser en appoint, par exemple pour détartrer le fond des toilettes ou pour nettoyer des joints, ce mélange et donc la réaction chimique sur l’instant T. Mais sur le long terme, mieux vaut utiliser ces deux produits séparément et éviter de les réunir dans vos recettes ;). 

Le spray nettoyant sans rinçage

spray 1

C’est le spray parfait pour la cuisine notamment puisqu’il permet de désinfecter le plan de travail rapidement, de passer un coup sur les plaques de cuisson après utilisation ou bien de nettoyer le frigo. Je l’utilise aussi pour les vitres. Son odeur de vinaigre peut surprendre au premier abord, mais cela disparaît très rapidement ! 

Pour un flacon de 500 mL : 
330 mL d’eau du robinet
170 mL de vinaigre blanc
♥ 20 gouttes d’huile essentielle antibactérienne ou désinfectante comme le tea tree, l’eucalyptus, le pamplemousse ou le citron. A voir selon vos préférences olfactives ! J’utilise pour ma part du pamplemousse. 

Versez tout d’abord l’eau dans votre pistolet puis ajoutez le vinaigre blanc. Finissez par les huiles essentielles. Laissez poser une nuit le mélange avant de l’utiliser. Secouez avant utilisation et essuyez avec une éponge ou une microfibre.  

Le spray au savon noir à rincer

spray 2.jpg

Ce spray est plus adapté à mon sens pour la salle de bain et les toilettes, ou du moins les zones faciles à rincer (par exemple les éviers). 

Pour un flacon de 500 mL : 
450 mL d’eau chaude
2 càs de savon noir liquide
2 càs de vinaigre blanc
15 gouttes d’huile essentielle de tea tree, d’eucalyptus, de pamplemousse ou de citron

Mélangez dans l’ordre de la recette la totalité des ingrédients dans votre flacon. Laissez là aussi reposer pour la nuit. Agitez avant usage et rincez le produits après avoir frotté vos surfaces. 

microfibres.jpg

Pour briquer mes surfaces d’ailleurs, j’utilise des microfibres. Cela ne coûte pas cher du tout et évite le sopalin jetable. Facile à laver ensuite en machine !

⊗ Fabriquer ses éponges : le Tawashi. 

On n’y pense pas forcément, mais les éponges que nous utilisons traditionnellement, à savoir celles jaunes et vertes, sont en réalité très polluantes notamment en raison du fait de leur courte durée de vie qui implique de les remplacer fréquemment. Se pose aussi le problème des solvants et des dérivés de pétrole utilisés notamment dans la conception des éponges synthétiques en mousse et dans la colle qui soude la partie souvent jaune à la partie souvent verte. Il vaudrait donc mieux utiliser les deux parties séparément, en achetant d’un côté une éponge végétale et de l’autre un tampon à récurer. La durée de vie des produits est aussi apparemment prolongée lorsque ces deux éléments sont utilisés séparément. 

Malgré tout, j’ai voulu aller plus loin et trouver une solution plus durable. C’est une de mes dernières évolutions vers le zéro déchet : je fabrique désormais mes éponges et plus précisément des tawashis. Il s’agit d’une éponge tissée d’origine japonaise qui était auparavant fabriquée à partir d’un palmier à base de chanvre. L’avantage principal de ces éponges : elles sont réutilisables presque à vie ! Aujourd’hui, ces éponges se déclinent et peuvent être fabriquées à partir de toute matière résistante et propice au tissage. Il est aussi possible de les crocheter ou de les tricoter. Pour ma part, j’utilise la technique du tissage et ma matière préférée pour les fabriquer sont les vieux collants filés ou troués (propres évidemment)  ! Cela évite de jeter ces accessoires dont la faible durée de vie m’agace énormément !! Tisser ces éponges me semble aussi être la technique la plus accessible. Sans mentir, ça me prend 5 minutes montre en main à faire. 

tawashis.jpg

Voici un petit tuto pour vous y mettre aussi. 

Matériel : 
Un ou plusieurs collants que vous ne portez plus
Un métier à tisser ou les mains de vos amis / famille

Commencez par découper 10 bandes de 5 cm environ dans vos collants. Essayez de faire en sorte que les bandes soit de la même largeur (par exemple, prélevées uniquement au niveau des mollets, ou uniquement au niveau des cuisses). Vous pouvez varier les couleurs, par exemple, j’en ai fait un tricolore avec 4, 3, 3 bandes. 

collants.jpg

On passe à la phase sympa : le tissage. J’ai fait un petit schéma. Sachez qu’il est très facile de fabriquer un métier à tisser en plantant des clous en carré de 5 par 5 sur une planche de bois. Il est aussi tout à fait possible d’obtenir des tawashis plus larges en augmentant la taille de ce carré et donc le nombre de clous de chaque côté et de bandes découpées. Par exemple, pour un carré de 10 par 10, il vous faudra 20 bandes. Enfin, il est possible d’utiliser les mains de votre entourage pour remplacer le métier, c’est ce que j’ai fait pour ma part (coucou Anne-Louise, Yasmine, Maman, Jonath, Iris, Alice et Juliette haha). 

tawashi 1.PNG

tawashi 2.PNGCommencez par tendre vos bandes de collants d’un côté comme illustré en étape 1. Puis faites de même à la perpendiculaire, avec une autre couleur par exemple, en faisant passer la seconde bande dessus-dessous-dessus-dessous-etc par rapport à la première, comme dessiné en étape 2. Vous obtiendrez ainsi un tissage ! Vous pouvez varier les couleurs à chaque bande si vous en avez envie. C’est ce que j’ai fait pour mon tawashi dans les tons de rouge avec trois couleurs. 

On termine avec la fermeture du tissage : partez d’un des angles du carré et défaites l’une des boucles du clou, par exemple en suivant les chiffres indiqués sur l’étape 3. Détachez-une autre boucle voisine tout en maintenant la première dans votre main et faites passer la deuxième boucle dans la première et ainsi de suite. A la fin, il ne vous restera qu’une boucle que vous pouvez éventuellement fixer avec un petit point à la main et qui vous permettra de suspendre votre nouvelle éponge ! 

Au niveau de l’entretien, je les lave régulièrement avec le savon de ma cuisine ou de ma salle de bain en les faisant mousser avant de les rincer. Ensuite, une fois par semaine, je les fais tremper dans de l’eau bouillante pour bien les désinfecter et je les passe ensuite en machine. 

Pour être tout à fait honnête, je n’utilise pas encore uniquement les tawashi. Ils me servent pour le moment au ménage dans la salle de bain et la cuisine. Nous avons toujours un éponge classique pour la vaisselle. Monsieur (en charge de la vaisselle dans la répartition des tâches haha) l’utilise néanmoins de plus en plus et semble en être assez content. Le principal obstacle restant celui du côté « grattant » qui n’est pas présent sur un tawashi. Néanmoins, j’ai lu qu’il était possible de remplacer ce côté de l’éponge traditionnelle par des coquilles d’œufs écrasées ou par le filet des oignons ou pommes de terre. Deux manières que je trouve astucieuses pour réutiliser ces déchets mais que je n’ai pas encore testées. Si vous l’avez déjà fait, n’hésitez pas à me le dire en commentaire ! Je ne manquerai pas de mon côté de vous tenir au courant si je teste l’une de ces techniques. En attendant, je vais peut-être essayer de faire une transition en douceur en achetant uniquement des tampons à récurer en complément du tawashi. 

Prenez soin de vous, 
Joséphine

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