Zéro Déchet #2 : Tips & Tricks pour alléger son quotidien – La salle de bain

Hello hello, 

On continue cette catégorie consacrée au Zéro Déchet avec la salle de bain. Lorsque j’ai commencé à m’intéresser à la réduction de mes déchets, cela a  été la première pièce sur laquelle je me suis penchée. La raison était très simple : les protections hygiéniques. Mon budget mensuel était en effet assez considérable en la matière et je commençais à en avoir marre de jeter chaque jour 3 à 4 tampons et autant de serviettes à la poubelle ou pire : aux toilettes. Où est-ce que tout ceci finissait ? Quelles étaient les conséquences pour l’environnement ? Autant de question qui, ajoutées à la prise de conscience du désastre écologique que constituaient ces protections à la fabrication (et donc de la double empreinte de ces produits : à la production et à la destruction) et plus encore de leur nocivité pour la santé m’ont poussée à chercher des alternatives. J’aimerais y revenir plus longuement dans un autre article car c’est un sujet qui me révolte, mais disons simplement pour le moment qu’il n’y a aucune obligation de faire figurer la composition des protections hygiéniques sur leur emballage alors que cela contient des substances chimiques extrêmement nocives.

Très vite, je suis donc tombée sur la cup (ça aussi on y reviendra dans mon article thématique consacré à ce sujet). Pour faire court, c’est une coupe (comme son nom l’indique) en silicone médical que l’on vide, lave et réutilise à la place des tampons.

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Il y en a de différentes tailles pour s’adapter aux différentes morphologies. On en trouve de plus en plus facilement en magasin, j’en ai vu notamment au Monoprix, il y en a aussi en ligne (j’avais trouvé la mienne sur Amazon – quand j’achetais encore là-bas, on y reviendra – elle est fabriquée en France) Cela coûte entre 15€ et 30€ en moyenne selon le modèle, soit le prix de trois boîtes de tampons. Sachant que je consommais auparavant une boîte par mois (je vous laisse faire le calcul du coût exorbitant que représentent les protections hygiéniques, on estime d’ailleurs qu’une femme dépense en moyenne dans sa vie entre 1 500 et 2 000€ pour ces produits… non remboursés bien évidemment et taxés – je vous laisse faire le calcul pour vous ici), cela a été très vite amorti. Cette première étape, il y a maintenant deux ans et demi, m’a donné envie de mieux consommer et de mieux/moins jeter dans ma salle de bain. 

Etat des lieux actuel

♥ Je suis passée aux cotons lavables. Il faut le savoir, les cotons sont un désastre environnemental. Produire du coton nécessite en effet énormément d’eau (coucou la mer d’Aral, j’y reviendrai. Oui oui vous voyez venir l’avalanche d’articles…). A cela s’ajoute notamment le fait que cela n’est, dans la majorité des cas, pas produit en France et donc importé, ce qui augmente l’empreinte carbone de ces produits. Enfin, les cotons sont jetables.

J’ai donc fais le pas à Noël dernier (merci Jenny si tu passes par là) de passer aux cotons lavables. Les miens viennent des tendances d’Emma et, plus d’un an après, j’en suis toujours ravie. Je les mets à la machine chaque semaine dans le petit filet qui était vendu avec et, environ une fois tous les deux mois, je les fais tremper dans une bassine de lessive avec un peu de cristaux de soude pour les blanchir (à manipuler avec précaution car la poudre qui s’en échappe n’est pas idéale à respirer). J’ai aussi entendu beaucoup de bien des cotons Kufu et des Lamazuna (ils font carrément des lingettes démaquillantes qu’il suffit d’humidifier et qui sont réutilisables 300 fois ! Je serai très curieuse de tester). 

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Là aussi, les économies se sont fait sentir assez rapidement. En fait, je constate que le même « schéma économique » se répète bien souvent lorsque l’on fait le choit du zéro déchet et donc d’alternatives plus durables : le coût d’entrée est certes plus élevé, mais c’est rapidement amorti. Cela peut donc sembler élevé de dépenser d’un coût une quinzaine d’euros voire plus dans des cotons puisque l’on peut dépenser habituellement moins d’un euro pour un paquet dans le commerce, mais au bout du compte, étant donné la durabilité de ces produits, on est rapidement gagnant. 

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♥ Je n’utilise plus que du savon et du shampoing solide. La raison de ce changement était aussi dermatologique. En effet, la glycérine qui permet de maintenir le savon à l’état liquide ne fait pas très bon ménage avec l’eczéma. Or, j’en avais à une période énormément, y compris sur le cuir chevelu. Passer aux savons solides m’a fait beaucoup de bien à ce niveau. Pour le shampoing, j’aime beaucoup Fleur de shampoing, mais il y a malgré tout une petite opercule en plastique. Lamazuna propose aussi du shampoing solide emballé dans un petit étui carton, donc recyclable, mais il est bien plus cher au poids. Je teste celui pour cheveux gras depuis 1 mois environ (je vous en parlais ici) et je l’adore. Je trouve d’ailleurs que, bien que plus cher que le Fleur de Shampoing, il se dissout bien moins vite et semble donc durer plus longtemps. Concernant le savon, je varie fréquemment, enfin pas tant que ça puisqu’une savonnette doit me durer environ 6 mois… Quand on sait que ça peut coûter 1€, les économies sont vraiment là. Autre aspect génial de ce changement : c’est mille fois plus pratique à transporter. Fini le gel douche ou le shampoing qui a coulé dans la valise. 

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♥ J’ai fabriqué un Tawashi pour remplacer mon éponge (vous pouvez vous aussi le fabriquer en suivant mon tuto ici) à partir d’ancienS collants filés. La durée de vie est quasi illimitée et ça fonctionne tout aussi bien qu’une éponge. Là aussi, je le passe à la machine à la fin de chaque semaine en les passant sous l’eau bouillante pour les désinfecter avant. 

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♥ J’ai confectionné des mouchoirs en tissu. Rien de plus simple, j’ai pris du tissu 100% coton (ne se déforme pas, est doux pour la peau et peut se laver très chaud pour les désinfecter) que j’ai découpé à la taille d’un Kleenex. J’ai ensuite fait de petits ourlets aux quatre côtés et voilà ! J’en ai fait 10 et c’est suffisant pour mon utilisation. Je les transporte dans une petite housse que j’avais eu avec des bijoux. Quand ils sont sales, je les rince avec de l’eau bouillante puis je les passe en machine. Si vous n’êtes pas très adeptes du fait main, il y en a de très jolis chez Lamazuna ou sur Etsy. 

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♥ Je suis passé à  l’oriculi (je vous l’avais montré ici) pour remplacer les cotons tiges qui sont très mauvais pour le conduit auditif (ils favorisent la création de bouchons) et absolument pas écolo. 

Les pistes d'amélioration

♥ J’aimerais passer au déodorant et au dentifrice solide. Je les regroupe ici car les freins qui font que je ne les ai pas encore adoptés sont les mêmes. D’une part, c’est assez difficile à trouver dans le commerce, cela s’achète donc quasi-exclusivement en ligne. Or, je tente de limiter mes achats en ligne pour éviter les transports d’envoi ainsi que les emballages du colis. D’autre part, cela veut dire qu’il y aura souvent des frais de port alors que ces produits sont déjà assez chers. Il y a aussi l’option de fabriquer soi-même que j’aimerais tester. Je vous tiendrai au courant de mes progrès en la matière. 

♥ La brosse à dents : les brosses à dents alternatives sont encore très chères de mon point de vue et, encore une fois, disponibles quasi exclusivement en ligne. Parmi les options que je connais, il y a principalement la brosse en bambou qui se composte ou la brosse à tête amovible qui permet de ne jeter que les poils et de garder le manche. 

♥ Concernant les soins et le maquillage, j’ai énormément réduit ma consommation. J’achète vraiment moins qu’avant mais mieux. Pour les soins, tout provient désormais de chez Aromazone. Les produits sont donc bios et conditionnés dans des emballages recyclables. En plus, le site et les étiquettes mentionnent explicitement le ou les pays d’origine des composants. Je privilégie donc au maximum les produits français ou, du moins, européens. J’aimerais acheter davantage en vrac et solide mais je peine à trouver où me fournir. Je vais tester prochainement Day by Day, une chaîne de magasins proposant tout en vrac, peut-être qu’il y aura une solution là-bas… 

Voilà, j’espère que ces éléments vous aideront à franchir le cap du zéro déchet, ne serait-ce que pour un seul élément de votre salle de bain. N’hésitez pas à me faire un retour sur le format de l’article (longueur, contenu, liens, …), je pourrai de cette façon adapter pour les prochaines pièces.

Prenez soin de vous, 
Joséphine

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