DIY – Ecolo et maniaque : la lessive au naturel

Hello hello, 

Aujourd’hui, dans la continuité de mon premier article sur les produits ménagers faits maison (à retrouver ici), on va parler lessive au naturel : pourquoi choisir de fabriquer sa lessive, quels sont les ingrédients indispensables, comment je m’y prends pour nettoyer mon linge avec le moins de produits possibles, … 

Toujours le même constat : une double pollution 
et des effets néfastes sur la santé

Comme dans le cas des produits ménagers, j’ai pris progressivement conscience de l’impact écologique et sanitaire de la lessive. Les contenants déjà, souvent en plastique, représentent une pollution à la fabrication et en fin de vie, lorsqu’ils sont jetés et (mal voire pas) recyclés. En plus, les rayons sont remplis de produits soit disant miraculeux pour venir à bout de toutes les tâches possibles et imaginables, nous poussant à les accumuler alors que la composition est souvent bien obscure… Cela me conduit au second aspect, encore plus important à mon sens, celui de la pollution et des effets sur la santé du contenu des lessives industrielles. On estime qu’un ménage français réalise environ 220 lessives par an, soit 26 litres de lessive liquide ou 40 kg de lessive poudre… A l’échelle de la France, cela représente environ 20 millions de lessives par jour. De quoi tuer l’écosystème d’un étang de 6 hectares et de 1,5 mètre de profondeur… (source). En cause ? Les multiples agents nettoyants, dégraissants, blanchissants, assouplissants, parfumants et j’en passe, présents dans la lessive. Par exemple, les phosphonates et phosphates présents dans les adoucissants causent l’eutrophisation des eaux, c’est-à-dire un déséquilibrage du milieu à cause d’une sur-concentration en azote et/ou en phosphore qui se manifeste souvent par la présence d’une fine couche d’algue vert claire à la surface des eaux. Cette prolifération des végétaux aquatiques, rendue possible par l’excès de nutriments dans l’eau, va progressivement asphyxier ces eaux à cause de leur consommation très importante d’oxygène qui en privera les autres espèces. Ceci n’est qu’un exemple et la liste des produits dont les effets pour la planète sont plus que dommageables est longue. Je n’ose, notamment, imaginer l’impact des capsules de lessive enrobée par un film soit disant hydrosoluble…
Au delà de l’environnement, ces produits sont aussi dangereux pour nous et notre santé.

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DécouVERTes #6 – Juin 2019

Hello hello,

Juin a été un mois assez chargé de mon côté puisque j’ai soutenu mon mémoire. Malgré cela, plusieurs infos green n’ont pas manqué de retenir mon attention ! 

Articles

« Les dérives du marché de l’occasion », Banana Pancakes : Je ne vous présente plus Julie dont je parle très régulièrement ici. C’est pour moi une référence en matière d’écologie et de slow life et j’aime particulièrement ses réflexions qui vont souvent au-delà des idées reçues dans ces domaines. Cet article illustre parfaitement cette originalité de la réflexion. Julie y partage ses interrogations quant au boom de la seconde main : n’est-on pas en train de recréer un marché de consommation effréné et, pire, décomplexé car rassuré par l’excuse que « l’occasion c’est écolo ». Certes, acheter de seconde main est une excellente alternative, mais cela ne doit pas être un prétexte pour acheter toujours plus de fast fashion en se disant qu’au pire « On revendra sur Vinted ». Elle y aborde aussi la question des envois de ces colis entre particuliers, souvent suremballés… Ce qu’il faut retenir, c’est que l’objectif de l’écologie est avant tout la décroissance : réduire avant de mieux consommer. Réfléchissez donc soigneusement avant chaque achat, même de seconde main, misez sur des intemporels et, en cas de revente, privilégiez les remises en main propre pour éviter les transports et emballages. 

Crédits photo : Marie-Paola Bertrand-Hillion

Si vous souhaitez en savoir plus sur ma vision de la seconde main, j’avais répondu dans cet article à Marie-Paola Bertrand-Hillion. 

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