Focus #2 – Les protections hygiéniques, quand l’écologie rencontre le féminisme

Hello hello, 

Aujourd’hui on va parler d’un sujet qui me tient particulièrement à cœur parce qu’il est à la croisée de mes deux grands combats : l’écologie et le féminisme. Il s’agit vous l’aurez compris des protections hygiéniques. Ce sujet est très important pour moi puisqu’il a été le déclic de mon cheminement progressif vers le zéro déchet, la cup (on y reviendra) ayant été l’un de mes premiers achats vers ce nouveau mode de vie. C’est aussi une thématique qui m’est chère parce que je souffre, comme beaucoup, de dysménorrhées importantes, que j’ai une maman atteinte d’endométriose et que je fais partie d’une famille quasiment exclusivement composée de femmes (il faut bien des papas quand même). Du coup, le fait que l’on empoisonne les femmes à leur insu à travers un produit qui leur est indispensable ME RÉVOLTE (non je n’exagère pas avec le caps lock). En plus, ces produits empoisonnent, au passage, l’environnement (pourquoi se priver finalement ?)

J’aime autant prévenir, l’article à venir est LONG. Mais je n’avais pas envie de rester à la superficie d’un sujet aussi essentiel à mon sens. Alors si vous avez la flemme de out lire ou si vous souhaitez aller plus vite et être sélectif dans votre lecture, voici un petit sommaire :

  1. « L’une des industries les plus polluantes au monde » (Greenpeace)
    1. Une femme jette 150 kg de protection hygiéniques tout au long de sa vie
    2. Une composition nocive
  2. Les « ennemis intimes » de notre santé
    1. La loi du silence
    2. Le festival des produits toxiques
    3. Tampons, Syndrome du Choc Toxique & Endométriose
  3. Malgré tout, un marché florissant
  4. Du coup, on fait quoi ?
    1. Quelques précautions générales
    2. Passer du côté green de la force
  5. Pour aller plus loin
  6. Sources

Petite précision avant de rentrer dans le vif du sujet, je tiens à souligner que cet article n’a absolument pas pour but de culpabiliser qui que ce soit, encore moins de juger. Avoir ses règles est déjà suffisamment pénible pour que l’on ne se rajoute pas une charge mentale quant à la pollution que l’on génère en choisissant tel ou tel mode de protection. Mon but est ici d’alerter sur les conséquences de ces produits, trop souvent méconnues des femmes (et des hommes, oui oui cela vous concerne aussi en tant que mari, copain, frère, père ou que sais-je) pour que chacune puisse faire ses choix en connaissance de cause. 

Crédits : chanmanheyyyy (https://www.instagram.com/chanmanheyyyy/)

« L’une des industries les plus polluantes au monde » (Greenpeace)

◊ Une femme jette 150 kg de protections hygiéniques tout au long de sa vie ◊

L’industrie des protections hygiéniques est l’archétype de l’industrie du jetable. En France, une personne menstruée jette en moyenne 290 protections hygiéniques chaque année. Comme nous sommes 15,5 millions à avoir nos règles dans ce pays, cela équivaut au total à 4,5 millions de protections jetées chaque année. En volume, cela représente l’équivalent de 3 Tours Montparnasse, et cela rien qu’en France. Ces déchets sont accentués par le fait que, bien souvent, chaque tampon ou serviette est emballé individuellement, sans parler des applicateurs en plastique… 

Ces déchets sont d’autant plus problématiques que la composition de ces produits les rendent particulièrement nuisibles lors de leur décomposition. Un tampon ou une serviette mettra environ 500 ans à se dégrader et les produits qu’ils contiennent impacteront les sols et les écosystèmes. Ils généreront aussi des micro-plastiques qui finiront dans l’océan (pour rappel, en 2050, on estime qu’il aura plus de plastique que de poissons dans les océans…). 

◊ Une composition nocive ◊

Examinons de plus près la composition de ces protections. Les tampons, tout d’abord, contiennent souvent du coton dont la production est, comme vous le savez désormais puisque j’en parlais déjà ici, extrêmement polluante. Cette pollution s’explique par les quantités d’eau astronomique que la culture exige mais aussi par les pesticides qui sont utilisés. Quelques chiffres à ce propos :

– 1kg de coton, bio ou conventionnel, nécessite entre 7 000 et 29 000 litres d’eau 
– 25% des pesticides utilisés à travers le monde le sont pour la production du coton 

En dehors du coton, les tampons sont aussi souvent fabriqués à partir de rayonne (plus connue dans le domaine textile sous le nom de « viscose »). Cette matière est extraite de la pulpe de bois en utilisant un bain de soude caustique (oui oui, comme ce qu’on utilise pour déboucher les canalisations…). Cette soude est donc ensuite rejetée dans les cours d’eau dont elle détraque le pH, menaçant ainsi la faune et la flore de ces écosystèmes. Sans parler de l’infiltration dans les sols… En plus, la rayonne est elle aussi très gourmande en eau puisqu’il faut entre 400 et 11 000 litres d’eau pour 1kg de viscose. 

En ce qui concerne les serviettes hygiéniques, quasiment toutes sont 100% pétrole, même quant il y a écrit « sensation coton » ou autre bêtise marketing. Donc, les serviettes c’est en fait du plastique… Et on connaît l’impact pour l’environnement de la production du pétrole. 

En plus de ça, les serviettes contiennent souvent des micro-billes absorbantes pour retenir le flux. Ces billes sont en fait des cristaux de polyacrylate de sodium (ou SAP), un autre dérivé pétrochimique

Je ne peux pas les lister de manière exhaustive, mais bien d’autres produits chimiques entrent dans la composition de nos protections hygiéniques, aggravant les effets délétères sur l’environnement que je viens d’évoquer et posant la question de leurs impacts sur notre santé

Crédits : Newsweek (https://www.newsweek.com/)

Les « ennemis intimes » de notre santé

◊ La loi du silence ◊

Je reprends ici le titre d’un reportage de France Télévisions qui avait été diffusé il y a environ deux ans sur France 5 (aujourd’hui disponible sur YouTube, voir les sources) et qui m’avait révoltée. Le reportage n’aborde pas l’ensemble des protections hygiéniques mais se concentre sur les tampons, ce produit intime grâce auxquels les industriels se font un juteux bénéfice en sacrifiant la santé des femmes sur l’autel du capitalisme. Dans notre société patriarcale, les règles sont un sujet tabou et les fabricants n’ont pas oublié de s’en souvenir, jouant de ceci pour divulguer le moins d’informations possibles sur leurs produits, empêchant les femmes d’effectuer des choix en pleine connaissance de cause. 

Il nous faut rappeler ici que la composition des tampons ne figure en général pas sur les emballages. Il est aussi compliqué, mais dans une moindre mesure, de trouver celle des serviettes. A titre de comparaison, il est obligatoire de faire figurer l’intégralité de la composition d’un médicament, excipients inclus… De même, aucune étude quant à l’impact des tampons sur la santé des femmes n’a pour le moment été menée. En Europe, la Commission européenne estime qu’il n’est pas de son ressort de contraindre les industriels à la transparence en leur imposant de faire figurer la composition sur les emballages. Toujours aujourd’hui, aucun loi particulière n’encadre les tampons, pire, un texte de juin 1999 confie aux entreprises la responsabilité de définir leurs propres règles de bonne conduite quant à ces produits. Or là encore, aucune étude n’a été menée pour vérifier les dires et la stratégie des industriels

Pourtant, une femme utilise en moyenne 11 000 tampons dans sa vie, dans une zone plus que sensible. Ce produit, pratique avouons-le, va aussi dans le sens des stéréotypes sexistes : être une femme c’est être discrète, disciplinée, sage, … Le tampon permet en ce sens aux femmes de se plier aux règles de la féminité. Les femmes cherchent ainsi souvent à cacher leur règles à tout prix, sans se questionner sur les produits leur permettant de réaliser ceci. La honte prend malheureusement le pas sur l’information. 

◊ Le festival des produits toxiques ◊

Seulement, davantage d’informations ne serait pas de trop. Le reportage a mené une analyse de la composition d’une petite dizaine de tampons présents sur le marché. On y retrouve des fibres synthétiques, mais aussi des produits cancérigènes comme le furane ou les dioxines. Or, les dioxines font partie des 10 produits toxiques les plus dangereux au monde selon l’OMS. Les protections hygiéniques (mais aussi les couches) sont en effet produites, comme nous l’avons dit, à partir de cellulose. A la base, cette cellulose est marron… ce qui n’est pas très vendeur (c’est vrai que vu notre utilisation, c’est important que ce soit blanc !). Du coup, pour la blanchir, les industriels utilisent du chlore et plus précisément du dioxyde de chlore qui produit les fameuses dioxines. Pour info, le dioxyde de chlore est tellement toxique que l’on ne peut pas le transporter par camion ou par pipeline : il faut le fabriquer directement sur le site industriel. Les industriels assurent ne plus en utiliser et les autorités sanitaires sont rassurantes sur le sujet, confirmant les dires des fabricants. Pourtant, une lanceuse d’alerte du reportage affirme le contraire : le chlore élémentaire est listé dans les stocks de 2013 et de 2015 d’une usine américaine qui a appartenu à Procter & Gamble et qui produit de la cellulose, pour les fabricants de protections hygiéniques notamment. Ce processus de blanchiment est aussi extrêmement polluants – on y revient – puisque les résidus sont souvent rejetés dans les cours d’eau. Par exemple, à proximité de cette même usine en Floride, la Fenholloway River est la troisième rivière la plus polluée des Etats-Unis. Les niveaux de dioxines en 1989 (publiés en 2000) y étaient 200 fois plus élevés que les normes de sécurité recommandées

Les dioxines peuvent aussi perturber le système hormonal, causer des cancers ou encore léser le système immunitaire.
Il est à préciser que l’exposition aux dioxines ne se fait pas que par les protections, elle se fait avant tout par l’alimentation où elles se logent dans les tissus gras d’où elles s’élimineront ensuite très difficilement de l’organisme. La charge corporelle en dioxine augmente donc de façon constante tout au long de la vie. Or, la capacité du vagin à absorber les dioxines n’a jamais été étudiée. Malgré cela, le Dr Richard Paulson a publié aux Etats-Unis en 1999 une étude révélant que les muqueuses vaginales seraient particulièrement perméables à certaines molécules et un excellent moyen d’administrer des médicaments à base d’oestrogènes. La quantité qui arrive ensuite dans le sang est 10 fois plus importante que lorsque le médicament est ingéré. Cela pourrait donc être la même chose avec les dioxines puisque la structure moléculaire de l’estradiol et des dioxines sont proches. De fait, aussi petite soit la quantité de produits chimiques contenue dans UN tampon : une femme n’en utilisera pas qu’un mais en moyenne 11 000 toute au long de sa vie dans un vagin dont la capacité d’absorption est 10 fois plus élevée que les intestins !  

Les tampons contiennent aussi des phtalates c’est à dire des perturbateurs endocriniens et cancérigènes. Ce phtalate cancérigène est normalement interdit par l’UE sauf autorisation spéciale, notamment pour assouplir le plastique. Et justement, certaines analyses de la composition des tampons révèlent la présence de plastique ! Ces produits nuisent en particulier à la fertilité, causant des fausses couches. Les tampons pourraient en ce sens aggraver le risque d’un tel événement puisqu’ils sont utilisés durant une période de grande vulnérabilité pour l’utérus : les règles et la phase folliculaire.

Au-delà de ces produits, pleins d’autres produits chimiques sont présents dans les tampons mais ne sont pas cités dans le reportage qui durerait autrement bien trop longtemps. On estime qu’entre 20 et 30 composants chimiques dans la composition de chaque tampon (on a par exemple retrouvé du glyphosate, oui oui vous avez bien lu, il y a donc du Round Up dans nos tampons). Quel est leur impact ? Pourquoi ne sont-ils pas inscrits sur la boîte ? Si on ne souhaite pas communiquer sur la composition, c’est peut-être qu’il y a une raison… 

Les protections externes sont donc plus sûres. Malgré cela, les serviettes hygiéniques sont elles aussi blanchies et contiennent donc vraisemblablement du chlore et des dioxines

◊ Tampons, Syndrome du Choc Toxique & Endométriose ◊

Si vous étiez révolté.e.s par ce que je viens de raconter, vous n’êtes pas au bout de vos peines… Les tampons peuvent en effet être à l’origine d’une pathologie aux conséquences irréversibles : le Syndrome du Choc Toxique (SCT). Pour planter le contexte, certaines femmes (entre 20% et 30%) sont porteuses dans leur sang du staphylocoque doré. Or, le port d’un tampon, en particulier de manière prolongé, permet la prolifération de ce staphylocoque et en modifie la composition conduisant à ce choc toxique. Ce choc se manifeste sous différentes formes comme de la fièvre, des éruptions cutanées, des œdèmes, des vomissements, etc. Par la suite, les organes vitaux vont être progressivement touchés, conduisant le sang à se concentrer sur leur maintien en activité, désertant peu à peu les extrémités, ce qui peut causer à terme des gangrènes (on a toutes entendu parler de cette mannequin américaine amputée de ses deux jambes à la suite d’un SCT). Cette détresse des organes peut leur causer des dommages irréversibles et peut nuire à la capacité des femmes à procréer naturellement. Plus tristement, ce choc toxique peut même être fatal. 

Le problème c’est que l’on est très mal informés sur ce sujet. Les explications et précautions sont souvent écrites en tout petit sur la notice des tampons, que personne ne lit jamais ! Pire, le système d’information mis en place a été totalement détourné.
Petit historique : dans les années 1980, le groupe Procter & Gamble tente de s’emparer du marché des tampons en proposant un produit plus absorbant et plus efficace que n’importe quel autre (sacrifiant au passage l’écologie et la santé des femmes). A l’époque, la majorité des tampons est à base de coton. Mais pour le rendre plus absorbant, l’entreprise en crée un complètement synthétique, à base de carboxyméthylcellulose. Un seul de ces nouveaux tampons pouvait absorber 5 jours d’un cycle féminin. Ce produit synthétique créait donc les conditions optimales pour le développement et la mutation du staphylocoque doré. Ce que ne fait pas le coton. Les SCT ont donc explosé à cette période, notamment aux Etats-Unis, et ont causé la mort de centaines de femmes. Suite à ce scandale sanitaire, la Food and Drug Adminitrtion (FDA) a imposé que le risque du SCT soit écrit sur les paquet et que les paquets incitent les femmes à utiliser des tampons peu absorbants. Cet avertissement a pris la forme des petites gouttes que l’on connaît toutes… mais que je pense que personne n’avait jamais interprété de cette manière. 

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Il faut dire qu’il n’est vraiment pas aisé de faire le lien entre ces gouttes et le SCT, a fortiori face aux manque criant d’information sur le sujet. Ces gouttes étaient censées alerter sur la dangerosité du tampon : plus un tampon a de gouttes, plus il est absorbant, moins longtemps il doit être porté. Ça n’est pas du tout interprété comme ça aujourd’hui !! Ce picto d’alerte a été transformé par les marques en un mode d’emploi pour les femmes pour mieux choisir leur tampon en fonction de leur flux. En fait, tout le monde devrait choisir les moins absorbants possibles et le changer plus fréquemment. 

Ce manque d’information est d’autant plus dangereux que les médecins eux-mêmes sont très mal informés sur cette pathologie à laquelle ils ne pensent que trop peu lorsqu’une patiente présente les symptômes précités, ce qui empêche de la traiter au mieux. 

Pour tout savoir sur le SCT, je vous recommande cette vidéo : 

 

Le tampon est aussi accusé d’être une cause possible d’une maladie dont on parle bien trop peu : l’endométriose. Lorsqu’un utérus fonctionne correctement, à chaque cycle, l’endomètre (les parois de l’utérus qui épaississent tout au long du cycle) est éliminé : ce sont les règles. Pour cela, l’utérus ondule vers le bas. Quand quelqu’un est atteint d’endométriose, ce processus dysfonctionne. L’utérus ondule aussi vers le haut, renvoyant du sang menstruel dans les trompes, les ovaires mais aussi la vessie ou les intestins. Cela forme par la suite des fragments d’endomètre dans ces zones, qui vont donc elles aussi saigner à chaque cycle. 1 femme sur 10 serait atteinte de cette maladie que l’on met pourtant en moyenne 7 ans à diagnostiquer (je sais de quoi je parle… on cherche toujours de mon côté, ma maman a découvert la sienne après 40 ans). Or, les tampons sont suspectés de favoriser l’apparition de la maladie pour deux raisons. D’une part, leur fonctionnement (protection interne absorbante) empêche le flux de s’écouler et le maintient dans l’utérus et le vagin, contribuant à sa remontée dans les trompes de Fallope et les ovaires. D’autre part, les produits chimiques qui les composent, et notamment les dioxines, peuvent être responsables de l’endométriose d’après le toxicologue belge Dominique Lison. Ce professeur a en effet noté une nette corrélation entre le taux de dioxine dans le sang des femmes et la présence d’endométriose. 

Malgré tout, un marché florissant

Si j’ai réussi à garder votre attention jusqu’ici, j’aimerais à présent rappeler que malgré tout ce que je viens d’évoquer, le marché des protections hygiénique n’en est pas moins en pleine santé. Courrier International l’estimait à 30 milliards de dollars en 2016. Rien de surprenant quand on sait qu’avoir ses règles coûterait à une femme environ 20 000 € tout au long de sa vie (tout inclus : médicaments, vêtements tachés, arrêt de travail, protections, …). Avoir ses règles coûte cher et de plus en plus de femmes alertent sur la précarité menstruelle : cette incapacité à se procurer des protections adaptées pendant ses règles.  Bref, je reprendrai ici une phrase du reportage de France 5 : les protections hygiéniques constituaient bel et bien des produits d’émancipation, mais sont aujourd’hui devenus des symboles de régression.

Du coup, on fait quoi ?

L’idée de cet article n’était pas (du moins pas uniquement) de se contenter de dénoncer les dessous de l’industrie de l’hygiène féminine (même si vous aurez compris que je suis très en colère), mais aussi de vous parler des solutions et alternatives face à tout ça. 

◊ Quelques précautions générales ◊

Pour commencer, j’aimerais rappeler quelques règles de bon usage des protections hygiéniques, si vous utilisez des protections jetables : 
– Privilégiez les protections bio et les tampons en coton
– Ne gardez pas un tampon plus de 4-6h (évitez donc au maximum d’en porter la nuit)
– Lavez vous soigneusement les main avant de changer vos protections
– Évitez autant que faire se peut les tampons ultra absorbants 
– Préférez si possible les protections externes
– Choisissez des protections avec le moins d’emballage et de plastique possible 
– Parlez-en autour de vous pour répandre ces bonnes pratiques  
Si le SCT vous inquiète beaucoup, vous pouvez aussi faire diagnostiquer la présence dans votre sang du staphylocoque doré afin de redoubler de vigilance si les résultats sont positifs. 

◊ Passer du côté green de la force ◊

Si vous souhaitez aller plus loin, il vous est possible de passer aux protections hygiéniques réutilisables. Plusieurs options s’offrent à vous dans ce cas :

♥ La cup ou coupe menstruelle : c’est personnellement la solution qui me convient le mieux. en silicone médical, la cup (comme son nom l’indique), est une petite coupe que l’on insère dans le vagin et qui va recueillir le sang menstruel. Régulièrement dans la journée, on va ensuite la retirer pour la vider, la rincer et la réintroduire, jusqu’à la fin des règles. Une fois le cycle terminé, on fait bouillir la cup pour la désinfecter et on la range dans une petite boite ou pochette, à l’abri de la poussière ou de la lumière. Quand les règles reviennent, on effectue à nouveau ce processus de stérilisation dans l’eau bouillante et c’est reparti pour un tour ! On peut ainsi garder sa cup environ 10 ans si on en prend bien soin. Cela fait maintenant trois ans que j’utilise une cup et je ne pourrait pas être plus ravie !! Je trouve que c’est extrêmement pratique, j’ai eu bien moins de fuites qu’avec un tampon, cela me gêne moins et cela convient à mon flux important. Je viens de la faire tremper une nuit dans un bain moitié eau et moitié eau oxygénée et elle est de nouveau comme neuve, prête à m’accompagner pour les sept prochaines années. 

Petite précision : la cup ne protège pas du SCT puisqu’elle conserve le sang à l’intérieur du vagin et peut donc permettre la prolifération du staphylocoque doré. Malgré cela, si la cup ne protège pas du SCT, les tampons accroissent la probabilité du SCT de par leur super composition. Malgré tout, même avec la cup, évitez de la garder trop longtemps et lavez-la avec soin. 

Si vous souhaitez en savoir plus sur la cup, je vous recommande cette vidéo très complète de Coline : 

♥ Les serviettes lavables : rien de bien révolutionnaire ici en termes d’utilisation. Ce qui change c’est : la composition d’une part, bien plus naturelle et responsable, et l’absence de déchet d’autre part puisque ces serviettes ne se jettent pas. A la place, on va pouvoir laver les serviettes après les avoir utilisées, en les laissant tremper dans de l’eau froide avant de les passer en machine. 
Là encore, Coline a fait une excellente vidéo qui résume tout ce qu’il y a à savoir sur les serviettes lavables :

♥ Les culottes de règles : Même principe que pour les serviettes lavables sauf qu’ici la serviette est directement intégrée à la culotte. On l’enfile le matin et (en fonction de son flux bien sûr) on la retire le soir. On la met à tremper dans de l’eau froide, on prélave éventuellement à la main et on met tout ça à la machine. Ca a l’air simple comme bonjour et toutes les personnes de mon entourage qui ont testé en sont ravies ! Les marques recommandées sont souvent Fempo et Réjeanne. A vous de trouver celle qui vous conviendra le mieux. Pour en savoir plus, voici une dernière vidéo de Coline sur les culottes menstruelles : 

Si vous avez tenus le coup jusqu’ici, félicitations et merci ! J’espère que cet article vous aura intéressé.e.s et appris des choses. Je le répète encore une fois mais le principal est que chaque femme choisisse les protections qui LUI conviennent et fasse ses choix en connaissance de cause. Si vous souhaitez aller plus loin, je mets toutes les sources et des recommandations complémentaires en fin d’article. Je serais ravie d’échanger sur ce sujet (qui vous l’aurez compris me passionne) avec vous. 

Prenez soin de vous, 
Joséphine

 

Pour aller plus loin :
« Tampon, notre ennemi intime », France Télévisions 
Le Grand Mystère des Règles, Jack Parker (dont je vous parlais ici)

« La coupe menstruelle est aussi efficace et moins chère que les tampons et serviettes selon une étude », France Inter
« Charlie Danger raconte l’histoire des femmes et de leurs règles », Brut

Sources :
http://www.slate.fr/story/18707/environnement-impact-regles-protections-periodiques 
https://www.lacupluneale.com/cuplife/ma-planete/impact-ecologique-des-protections-periodiques-jetables/  
https://www.youtube.com/watch?v=aBWhh6OdhVg 
https://www.larevolutiondestortues.fr/tampons-hygieniques-dangers/ 
https://mrmondialisation.org/protections-hygieniques-les-dessous-dune-industrie-juteuse/

Crédits image de couverture : collage d’Amy Guip

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